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place de la Motte
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Les réclames sur les murs
Prise depuis le bas de la place de la Mothe, dont on aperçoit les pavés granitiques, cette photographie se décompose en trois ensembles découpés horizontalement. Au premier plan, en bas, les pavés d'une place quasi déserte, hormis un personnage devant la colonne publicitaire [ou le kiosque] à droite. Une minéralité de la place ainsi bien rendue. En haut, et dans la moitié supérieure de la photo, le clocher de l'église Saint-Michel-des-Lions, avec un échafaudage destiné à déposer la boule en cuivre que l'on aperçoit. Nous sommes donc avant la date du 10 avril 1914. Enfin, dernier ensemble, au milieu de la photographie, les publicités murales au nombre de sept. Elles sont peintes sur les murs, là-même où, aujourd'hui, une peinture murale en trompe-l’œil existe. On distingue une réclame pour la marque de peinture « Ripolin », une pour le cacao « Van Houten », une pour les montres « Oméga », et localement une pour les vêtements « A.Dony », qui existent toujours, une pour les chaussures « Raymond » et une pour les costumes et linges « Au sans rival ». Cependant la publicité sous forme de main pointée vers le magasin, et les trois enseignes au dessus de la boutique du photographe Jové, sont une sorte de clin d’œil du photographe Jean-Baptiste Boudeau à son illustre confrère à l'immense talent. Boîte 179 (Bfm Limoges) -
Marché place de la Motte
Motte signifie tertre, butte féodale. Si personne aujourd’hui ne peut avoir connu la place de la Motte telle qu’elle était au moment de cette prise de vue, les Limougeauds les plus âgés se rappellent en revanche des marchés de porcelaine où les vendeurs et vendeuses, pour attirer le chaland, menaçaient de briser leur marchandise si personne ne la leur achetait. Ils mettaient parfois leur menace à exécution, provoquant l’effroi des clients et clientes qui s’empressaient alors de sortir leur porte-monnaie pour sauver la belle céramique… cote : 9FI 457 (Bfm Limoges)